[PNPO] Contes Africains

avril 23rd, 2012

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  • Quoi: Contes Africains d’après Shakespeare - Krzysztof Warlikowski
  • Où: Chaillot
  • Quand: Mercredi 21 Mars à 18h30
  • Mon opinion : « parti  au 1er entracte »
Déjà à la base, une pièce de 5H en Polonais surtitré, j’aurais dû me méfier… mais le titre m’avait donné envie, et puis du Shakespeare quoi, il y avait tout de même de quoi se méprendre.
Nous arrivons donc à 18h30, et commence une heure et demie de dialogues absolument sans queue ni tête, sans enchainement vraiment logique, un peu de grossièreté (pas trop) gratuite, et beaucoup d’interrogations. Quand deux hommes en maillot de bain affublés d’une tête de cochon (chacun) ont débité des blagues antisémites séparés de cris porcins (gruiiik gruiiik) – probablement parce qu’il n’était pas assez évident qu’ils représentaient les personnes antisémites et non pas la pensée de l’auteur, vous noterez la finesse du p
rocédé – pendant 10 minutes, j’ai décidé que j’en avais vu assez.
J’ai attendu patiemment la fin de la première partie et je suis rentré chez moi, relativement tôt au final, tout n’était pas complètement perdu.

[PNPO] La jeune fille et la mort

avril 22nd, 2012

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  • Quoi: La jeune fille et la mort – Thomas Lebrun
  • Où: Chaillot
  • Quand: Mardi 20 Mars à 20h
  • Mon opinion : « pas trop aimé »
J’avoue, j’étais bien mal préparé : retrouvé mon billet la veille, découvert ce que j’allais voir le soir même, c’était juste un peu à l’arrache. Du coup j’étais bien mal renseigné sur cette oeuvre, juste le temps de lire vite fait la page Wikipedia qu’il s’agissait d’un poème allemand mis en musique par Schubert.
Le spectacle est assez court (1h environ) et présente l’originalité d’avoir un quartet à corde sur scène, ce qui est original pour une pièce de danse, et très agréable. L’on démarre avec trois danseurs nus qui traversent très lentement la scène, l’un d’entre eux en se roulant littéralement par terre, pour y disposer chacun
un animal empaillé. J’avoue que j’ai eu vraiment peur d’une chorégraphie conceptuelle.
La suite m’a un peu rassuré, même si je ne suis pas « rentré dedans ». Par moment, j’ai été d’un coup happé dans un instant d’une grande beauté , quelques secondes, quelques minutes, comme hors du reste qui me paraissait que mimes, gestes sans grace et sans chaleur. Encore une fois, j’ai eu l’impression de « passer à c
ôté ». S. m’a cependant rassuré, en acquiesçant.
Des bons moments donc, un le plaisir du quatuor sur scène ont pour moi sauvé ce spectacle, que pour le reste je n’ai « pas trop aimé »

[PNPO] Les liaisons dangereuses

avril 19th, 2012

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A noter qu'on ne le voit hélas pas torse nu dans la pièce

  • Quoi: Les liaisons dangereuses, mise en scène de John Malkovich
  • Où: Théâtre de l’Atelier
  • Quand: Mercredi 7 Mars à 20h
  • Mon opinion : « plutôt bien aimé »
S’attaquer aux Liaisons, pas mal de gens l’avaient fait déjà, mais ça reste tout de même une exercice assez casse-gueule je pense de transcrire un roman epistolaire en pièce de théâtre. De ce côté là c’est réussi. Le langage est actuel sans dénaturer l’esprit du texte original.
Côté mise en scène, c’est moderne et fait de manière plutôt intelligente à mon avis, il y a plein de micro-scènes, remarques, mimiques assez drôles, c’est vivant et la ronde des acteurs parfois là sans être dans la scène, comme « off », fonctionne très bien. C’est là que je me dis que je devrais me tenir à écrire à chaud, je suis bien plus critique qu’un mois plus tard :)
Les acteurs quant à eux m’ont semblé un peu « à côté ». Peut-être un peu jeunes, (malgré un valet fort aimable à la vue et à l’ouïe), ou juste décalés. La Tourvel m’a laissé une impression bizarre. On ne peut pas dire qu’elle joue mal, du tout, et pourtant je la trouve physiquement complètement à côté du rôle, sans vraiment savoir expliquer pourquoi. Et je n’ai pas réussi à me défaire de cette impression.
Au final, il me reste toute une série de choses très bien, mais sans la continuité pour en faire un tout vraiment top. Ça reste pas mauvais, et j’y ai passé un bon moment, mais sans plus d’enthousiasme qu’un « plutôt bien aimé »

[PNPO] Inanna – Carolyn Carlson

mars 31st, 2012

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  • Quoi: Inanna – Carolyn Carlson
  • Où: Théâtre National de Chaillot
  • Quand: 18 février 2012 à 17h
  • Mon opinion : « pas aimé »

A revoir sur ArteLiveWeb pendant encore un certain temps.

Carolyn Carlson, on un nom qui fait rêver. Et pourtant quel ennui au moins pour le profane (encore une fois, je me positionne en spectateur neophyte).

À la fin, ma première réaction, ainsi que celle de S. a été : « je n’ai rien compris ». Voilà une pièce dans laquelle l’esthétique ne me parait pas être le but rechercher, tant les danseuses semblent à la limite du mime, de l’exercice d’expression corporelle, et où je n’ai pas saisi le message qu’elles voulai
Il m’en reste du coup une déception, et une question sur le tonnerre d’applaudissement de la salle : suis-je complètement passé à côté d’une oeuvre pas assez abordable ? Ou était-ce un peu de snobisme par qu’il est de bon ton d’adorer Carolyn Carlson ? Un peu des deux ? :-) ent nous faire passer. Une heure vingt où j’ai été en complète incompréhension, frustré de ne pas savoir décrypter le langage qui avait pourtant l’air explicite.

[PNPO] Le projet Rodin

mars 26th, 2012

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  • Quoi: Le Projet Rodin - The Russel Maliphant Company
  • Où: Théâtre National de Chaillot
  • Quand: 8 février 2012 à 20h30
  • Mon opinion : « pas trop aimé »

Si je me documentais un minimum sur ce que je vais voir, ça m’aiderait probablement à comprendre un peu mieux. Mais tout de même.

D’après ce que j’ai compris, il s’agissait d’une étude sur les oeuvres de Rodin, son travail, divisé en deux parties : la sculpture et le dessin.

Côté danse, je l’avoue, je suis resté complètement froid. Si les corps tendus évoquent plus ou moins la sculpture, je pense qu’avant tout je suis passé à côté d’une grande partie des tableaux par simple ignorance du travail de Rodin. Oui, je suis ignare et en outre, je n’ai jamais pris le temps de flâner une après-midi au musée dont il est l’éponyme.

Pendant toute la première partie, des tableaux plutôt statiques donc, où l’on avait certes le droit d’admirer les muscles fort bien dessinés des danseurs, mais hélas pas le droit de toucher. Une scène a pourtant bien retenu mon attention, un éclairage orange sublime venant du dessous, un jeu d’ombre, mais mon interprétation de la violence humaine à sa racine et des guerres tribale tombe visiblement comme un cheveu sur la soupe. Mais cette partie là m’a vraiment touché d’un point de vue esthétique.

Pour le reste, j’avoue m’être beaucoup ennuyé.

Le spectacle est disponible sur Arte Live Web, regardez et exprimez votre désaccord ( ou alors matez, parce qu’ils sont tout de même bien faits :) )

 

[PNPO] Le système de Ponzi

mars 25th, 2012

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  • Quoi: Le système de Ponzi
  • Où: Théâtre des Abesses
  • Quand: 1er février 2012 à 20h30
  • Mon opinion : « moyennement aimé »

Le sujet est intéressant, c’est sans aucun doute, Ponzi étant parfois vu comme l’inspirateur de Madoff, en ces temps de crise financière mondiale.
En créer une pièce de théâtre est un exercice ardu.

La scène est parsemée de tables qui ne cessent de bouger, symbolisant tout à tour un bateau, une chambre, un building, des bureaux, des portes, une cellule de prison.
Leur utilisation est très créative, dynamique et, il faut le dire, sympathique à voir. Le problème pour moi est que j’ai eu le sentiment, surtout la première heure, d’assister à un déménagement permanent – l’action changeant beaucoup de lieu – qui n’a cessé de casser la narration dans laquelle il me fallait à nouveau quelques instants pour me replonger.

Je dois admettre un certain rythme dans cette pièce, une utilisation intéressante des acteurs qui tournent sur de multiples rôle, l’utilisation de ruptures pour donner une impression de foule, ou de chronologie, qui ne sont pas toujours faciles à rendre au théâtre. Et heureusement, car pendant deux heures on assiste aussi un peu, il faut le dire, à un cours d’économie frauduleuse pour les nuls, avec une narration didactique pas inintéressante mais dont la place n’est peut-être pas sur les planches.

Du coup, il m’est resté une impression de longueur et de conférence qui hélas a quelque peu gommé une performance d’acteurs tout à fait impressionnante, et un mois plus tard, pas beaucoup plus à en dire.
D’où mon avis en queue de poisson : moyennement aimé

 

[PNPO] Take Shelter

mars 15th, 2012

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  • Quoi: Take Shelter
  •  Où: UGC Bercy
  • Quand: 23 Janvier 2012 à 20h00
  • Mon opinion : « pas trop aimé »

Le Masque et la Plume avait encensé ce film, à l’unanimité, ça donnait envie. Un film sur la folie, une étude psychologique…

On observe donc deux heures durant le personnage déconstruire sa famille et sa vie à mesure qu’il construit son abris. Quelques scènes vives mais courtes qui réveillent le spectateur et tentent de le sortir de sa torpeur, le temps d’un cauchemar du personnage, violent mais court, et une étude psychologique simple et simpliste. Et puis c’est le retour à une espèce de satire sociale de l’Amérique profonde qui traine à venir, et qui finit en queue de poisson.

J’avais espéré des plans un peu originaux, ou une image particulière, et je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre. De mon côté, je me suis beaucoup ennuyé, et si je dois évoquer un film sur la folie, c’est bien Shinning que je ressortirai.

J’aime la deuxième fois

février 28th, 2012

La première fois, c’est la rencontre, la nouveauté, il faut faire ce qu’il y a de plus évident, ce qu’il est convenu de faire, rester sur les sentiers battus de peur de ne commettre un impair. C’est bien agréable, mais elle me laisse souvent un arrière goût de contrainte, de figure imposée, et il faut bien le dire, de parcours athlétique où l’on a peur de manquer de temps pour tout bien faire, une espèce de course à la rentabilité.

La deuxième fois, lorsqu’on y revient, c’est l’occasion de découvrir bien mieux, de prendre son temps pour se concentrer sur ce qui nous intéresse vraiment; c’est le temps de s’écouter d’avantage, de mieux suivre ses envies, de découvrir plus en profondeur.

Oui vraiment, venir dans une ville pour la deuxième fois c’est bien plus agréable pour moi, quand, ne me sentant aucunement obligé de quoi que ce soit je traine dans les rues sans but, je marche tranquillement dans le musée une ou deux heures, je vais faire un footing au parc plutôt que de voir une attraction à touriste de plus.

Du coup, l’expérience californienne de Friedrich n’est pas terrible, le pauvre ours n’est quasiment pas sorti de mon sac, mais c’était très bien pour moi !
Et après demain, le retour !

[PNPO] Breaking your leg

février 24th, 2012

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  • Quoi: Break your Leg
  •  Où: Chaillot
  • Quand: 21 Janvier 2012 à 20h30
  • Mon opinion : « assez bien aimé »

Je n’ai aucune idée de pourquoi j’avais coché ce spectacle, et d’ailleurs en m’y rendant, je pensais aller voire de la danse… C’est au final une espèce de pièce de théâtre façon reality show, sans format bien précis qui nous a été offert.

Je ne sais pas bien ce que je faisais dans les années 90 mais l’affaire Tonya Harding vs. Nancy Kerrigan m’est complètement passée au dessus de la tête, si bien que je l’ai découverte avec cette pièce qui prétend remettre face à face les deux personnages 20 ans plus tard.

C’est rythmé, ponctué de flashback, de rencontres entre les personnages de maintenant et ceux de l’époque, de moments chorégraphiés, musicaux.

Je doute qu’il en reste grand chose dans quelques mois, mais c’est un bon moment, surprenant et original.

 

[PNPO] La dame aux camélias

février 21st, 2012

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  • Quoi: La dame aux camélias
  •  Où: Théâtre de l’Odéon
  • Quand: 18 Janvier 2012 à 20h
  • Mon opinion : « je suis parti  au milieu »

Le titre était alléchant ! Je l’avais vu il y a plus de dix ans, avec Isabelle Adjani, je n’en ai absolument aucun souvenir (non que ce fut mauvais a priori, juste ma mémoire légendaire, et mes années étudiantes noyées dans l’alcool…). Du coup, je n’ai pas vraiment hésité au moment de faire ma sélection.

Et puis la veille j’ai tout de même regardé ce pour quoi j’avais signé … un début à 20h, ça augurait une représentation assez longue. Trois heures quarante cinq … je prends peur.

Et une précision : ce n’est pas La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, mais un texte d’après ce dernier, Heiner Muller et Georges Bataille … j’ai un peu plus peur.

Et puis, sur le site web de l’Odéon, un pavé de quelques pages sur le metteur en scène – Est-Allemand exilé par les communistes, passe dix ans à monter du Brecht dans sa cabane, grosso modo – et rien sur la pièce elle même, ça c’est vraiment mauvais signe.

Mais sans nous démonter, L. S. et moi nous présentons à l’heure convenue.

La pièce commence par trois actrices qui gémissent tandis que l’une d’entre elle meurt, dans un poulailler sur le toit d’une cabane. Une demi-heure de cris tantôt plaintifs, tantôt orgasmiques, tout le temps pénibles. Pendant ce temps, en bas, deux hommes hurlent des répliques l’un à l’autre, la moitié du temps assis à moitié (ou complètement) nus sur les cabinets. Il n’est pas question de dialogue car le texte qu’ils déclame n’a de toute façon ni queue ni tête.

Finalement, la mourante meurt, et les trois femmes sont remplacées par trois poules, qui ont l’avantage de faire beaucoup moins de bruit. En bas, ça continue de même, en haut les actrices reviennent, incarnant d’autres personnages et crient à qui veut l’entendre qu’elles « se branlent la chatte, pleine de foutre », ou autres choses du genre.

Le public bien sûr rit (nerveusement) un peu, soupire, est choqué parfois. J’avoue n’avoir ressenti que l’ennui. En effet, qu’on dise « chatte », « branler » et « foutre » dans une pièce de théâtre ne me choque pas, si ça a le moindre intérêt pour le texte, pour l’histoire, pour les personnage, bref si ça a le moindre intérêt. Si l’ensemble du public avait vu autant de pornos que moi, il ne serait pas choqué le moins du monde, et il ne resterait du coup rien.  Rien du tout.

Je ne parlerai même pas de la deuxième moitié du décor, derrière, qui tourne, et nous découvre les personnages sous une boule disco où le seul divertissement est de voir l’un de se prendre la vitre en marchant … très boulevard, mais tenir 3h45 là dessus me parait difficile.

On pourra me dire que je n’ai pas compris, c’est absolument vrai. Je n’ai rien compris parce que c’est incompréhensible, inabordable, et soit très élitiste et prétentieux, soit un complet foutage de gueule.

Dans les deux cas, je suis parti à l’entracte et nous avons bu un verre avec S. tandis que L. subissait la seconde moitié.