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[PNPO] Don Giovanni

mardi, juin 26th, 2012

PNPO

  • Quoi: Don Giovanni
  • Où: Opéra Bastille
  • Quand: Lundi 16 Avril à 19h30
  • Mon opinion : « formidable »
Ma mère m’offrant la place, je n’ai pas rechigné à prendre la première catégorie, la mise en scène de Haneke ayant plutôt bonne presse. Grand bien m’en a pris.
Sur les performances des chanteurs/chanteuses, j’ai été absolument convaincu par toutes les femmes, avec des duos qui m’ont beaucoup touché, et chez les homme, seul David Bizic (Leporello) m’a semblé un peu en dessous du lot, ce soir là au moins (enfin, ça restait pas mal du tout!). Donc rien que pour ça, ça valait dèjà vraiment le coup, vocalement, très très bien.
Et puis la mise en scène. Sa première qualité, c’est peut être qu’elle sait se faire oublier. C’est une mise en scène moderne, dans un décors moderne, d’un opéra qui ne date pas d’hier. On m’avait dit « tu verras c’est très moderne », ce qui a priori ne me pose pas de problème, sauf si l’on ne voit que ça. Et justement non, on est aspiré par le champs, par les personnages très bien incarnés, réalistes, et assez complexe même, avec un Don Giovanni partagé entre une voracité et un peu de doute, qui finit par révéler toute sa noirceur. Et ce champ, cet argument, prennent tellement la première place que le décors parait simplement bien fait, sans être envahissant (alors qu’il est superbe, avec une ville en arrière plan), que la mise en scène parait sobre, laissant la place à ce qui compte, le texte et la musique.
Au final je suis sortié enchanté, et cette année, ce n’est pas arrivé si souvent que ça !

Et à la fin manquait une chapka

mardi, décembre 21st, 2010

Loin de moi l’idée de vouloir tomber dans les clichés mais l’opéra n’est pas exactement le lieu de sortie le plus hétérosexuel qui soit. Et même en cette période de vacances scolaires et de grand-parents qui sortent les mouflets petit-enfants, on y a vu ce soir, attendant leurs amis, leur amant ou que sais-je, des hommes jeunes et fort mignons en train de braver le froid. J’en étais (au moins en ce qui concerne le froid), ainsi qu’un garçon dans les 25-30 ans, faisant les cent pas, protégé qu’il était sous sa chapka. Et d’échanger quelques sourires avec moi, alors que j’attendais qu’A. arrive, lui qui a la curieuse qualité d’être à l’heure et pas en avance.

Sur ces entrefaites, la pièce commence, des pas de deux, des pas de trois, des pas de un mais ça ne s’appelle probablement pas comme ça. Bref, beaucoup de pas, et si je ne suis pas critique, j’ai tout de même trouvé ça plutôt très bien. Sans comparaison avec le dernier ballet que j’avais vu à Garnier où deux danseuses du corps s’étaient simplement rentrées dedans… si si !

A l’entracte, commence la loose ultime. D’une part le bar de l’Opéra n’accepte pas la carte bleue ! Et A. et moi de nous retrouver comme deux ronds de flan. J’ai tout de même fusillé le serveur du regard en lui disant très dignement : « soit ! nous resterons donc sobres ». Je doute qu’il ait réalisé à quel point ça claque comme réplique.
De plus, inpossible retrouver Monsieur Chapka. Mon légendaire sens de la physionomie ne m’aida pas, mais je pense pouvoir dire qu’on ne l’a effectivement pas croisé. En tout cas, moi, je ne l’ai pas vu.

Et puis arrive la deuxième partie. Et encore une fois je ne suis pas un critique, mais bon, ce premier violon a tout de même grincé beaucoup sur ce pas de deux accompagné de juste ce violon et d’une harpe. Et s’ils croient que le demi-couac du flûtiste vers la fin ne s’est pas entendu, c’est qu’ils comptaient un peu trop sur les bavardages du public (oui, je hais les vacances scolaires 🙂 ).

Au final, c’était tout de même très très bien en ce qui concerne la danse. Et la seule déception c’est de n’avoir pas revu cette chapka.

Précision finale : c’était à Bastille, et c’était le Lac de Cygnes 🙂

Rire pas tard

samedi, septembre 27th, 2008

Oui, c’est un calembour absolument pourri !

Je ne vous parlerai pas d’Opéra, et pourtant hier j’étais à Bastille, voir Rigoletto (j’avais prévenu pour le jeu de mots). Je ne l’avais jamais vu, à peine eu le temp de télécharger me procurer une copie d’une version avec Pavarotti, et de lire un peu l’argument sur Wikipedia . Mais je me trouverai bien mal à parler d’Opéra alors que je n’y connais rien, mais alors rien du tout.

La première partie m’a donc forcément bien plu. Même si c’est la troisième saison que j’ai un petit abonnement, je reste public facile : je ne vais voir quasiment que des trucs que je ne connais pas encore. Mes émotions se limitent donc à peu près à celle d’un enfant (« oh c’est joli », « on s’ennuie ») ou d’un homme réduit à sa plus simple expression (« pas mal lui », « tiens, j’ai envie de pisser », « je me demande si l’éléphant est plus fort que l’hippopotame » ).

Et puis à l’entracte, j’ai retrouvé mon ami Poulpi qui est un fin connaisseur. Et là j’ai compris plein de trucs, genre le Duc (enfin le chanteur qui joue le Duc, je précise hein…) est pas du tout au niveau, la direction est un peu molle, c’est poussif, la monaie scripturale n’a pas de pouvoir libérateur immédiat, et autres choses utiles; et j’ai bien été obligé d’être d’accord. Ça nous ramène à l’éternelle question : doit-on éclairer les hordes ignorantes, les empêchant ainsi d’apprécier les choses médiocres ? (bon j’exagère, c’était tout de même pas trop mal !), parce que moi j’étais content avant de comprendre ces choses là !

Seconde partie, un peu plus enlevée, dommage seulement en effet que le Duc ne fut pas puissant et expressif (ou alors il était peut-être enroué). A noter un Rigoletto et un Gilda tous deux très très convainquant (encore une fois, pour un néophite complet).

Quoi qu’il en soit, je ne vous parlerai pas d’Opéra.

Rodrigue as-tu du choeur ?

vendredi, juin 27th, 2008

Je ne parle pas d’opéra en général, essentiellement parce que je n’y connais rien. Mais comme je suis assez fier de mon jeu de mot qui fait le titre, je n’ai pas pu résister.

Hier soir donc, Don Carlo à Bastille. J’ai cru apercevoir 42 faubourg dans la queue qui en fait d’ailleurs un nettement meilleur compte-rendu.

Vite fait pour résumer, Carlos a laissé tomber les Big Bisous pour des chansons plus tristes parce que son pèrelui a un peu piqué sa fiancée. Il passe la moitié de la pièce à pleurer contre le mur à droite. Heureusement son pote Rodrigue est là, et il a une super voix, vraiment vraiment au top ! A la fin il meurt d’un coup de pistoler qui m’a fait décoller d’un bon 30cm de mon siège.

Le roi, le père de Carlos, est pas très cool, il veut faire tuer son fils, puis Rodrigue, c’est un vieil aigri.

La reine Elizabeth est jolie, on a un peu peur qu’elle manque de puissance au début, et finalement elle s’en sort bien.

Et la Princesse Eboli est vraiment très très bien, même si c’est qu’une traitresse (et qu’elle a dû manger sévère dans les cours de récré en jeux de mots avec le virus presquhomonyme).

Pour un résumé plus exhaustif, voir Wikipedia. (et pour pas payer d’impot, boire des Monacos). Je crois que la présentation de Bastille cette année coupe tout l’acte I, j’étais un peu perdu au début.

J’avais emmené l’ami Matorif, qui n’a pas tenu jusqu’au bout, l’appel du chéri ayant été le plus fort je crois.Il objectait que ça manquait un tout petit peu de pèche, et je dois le suivre : c’était bien fait, vraiment, aucun soucis sur l’interprétation, orchestre vraiment nickel, et pourtant ça manquait d’un tout petit quelque chose. La second partie était mieux, avec notamment un triangle Carlos/Rodrigue/Eboli qui marche très bien, mais dans la troisième partie ça retombe. Cependant ça reste vraiment très accessible aux néophites, et c’est un bon moment ! (4h05 quand même, donc 35+20 minutes d’entracte).

Pour l’année prochaine, j’ai pris des places chères, j’essaierai de vous faire des critiques un peu plus construites.