[PNPO] Tintin

novembre 14th, 2011

PNPO

  • Quoi: Tintin (et le secret de la Licorne)
  • Où: UGC Les Halles
  • Quand: 3 Novembre 2011 à 20h10
  • Mon opinion : « assez bien aimé »

De Tintin j’ai surtout le souvenir d’avoir passé pas mal de temps à lire les BD, d’avantage que de l’histoire elle-même. Il y avait chez mes grand-parents paternels un unique album, en piteux état, les bijoux de la Castafiore, celui là, je l’ai lu et relu et relu et relu. Les autres, un peu moins, ils appartiennent à mon frère qui en prend grand
Pour cette adaptation au cinéma, visiblement, ils ont pris des libertés avec l’histoire. J’ai beau ne pas me souvenir précisément de l’histoire, j’ai quand même remarqué qu’ils avaient inventé un méchant. Mais au fond, ça ne me dérange pas trop. L’esprit de l’animation m’a paru très fidèle au dessin d’Hergé, les bagarres aussi, l’utilisation de la matraque dans la nuque pour assommer, tout ça, finalement, ça marche très bien.soin, il fallait que je montre pattes blanches.

La partie qui m’a moins plue, voire franchement saoulé, pour être franc, c’est un passage à une demie heure de la fin, moralisateur à souhait avec du bon sentiment américain « non, tu ne peux pas abandonner, jamais, sinon tu deviens vraiment un loser, alors que personne n’a le droit de…. bla bla bla« , ça c’est inutile et déplacé, et ce n’est pas du Tintin.

Sinon, pour le reste, c’est un bon divertissement, j’ai été complètement bluffé par le rendu, c’est absolument incroyable la qualité, la finesse, le détail qu’on arrive aujourd’hui à avoir sur un film d’animation. Je suis resté bouche bée.

Au final, un bon moment, sans prétention et sans trop réfléchir :)

C’est pas pour chipoter

novembre 9th, 2011

… mais en toute logique, ne devrait-elle pas s’appeler « rue de la fontaine du Roi » ?

[PNPO] Les 7 doigts de la main – La vie

novembre 4th, 2011

PNPO

  • Quoi: La vie, spectacle de la compagnie Les 7 doigts de la main.
  • Où: Le cabaret sauvage
  • Quand: 2 Novembre 2011 à 20h30
  • Mon opinion :  »beaucoup aimé »

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, I., ma prof de trapèze nous en avait dit le plus grand bien alors avec A. nous avons pris des places, sans trop regarder. La salle était loin d’être pleine, disposée en cercle (alors que je l’avais toujours vue avec en mode concert, avec une scène devant).

En attendant l’heure, les comédiens-acrobates passent entre les spectateurs, papotent, tout en restant dans leur « rôle ». Je n’ai jamais su ce que je pensais de ce procédé. Pis suivent deux heures de spectacle avec un peu de one-man show, un peu de théâtre, de l’acrobatie au sol, du jonglage, de l’aérien, c’est assez complet.

Au final, c’est un très bon moment, c’est frais, et beau.  Je m’attendais à du « wahou » tout le temps, une espèce de plus grand cabaret du monde en vrai, alors qu’en fait, il y a beaucoup de choses, du basique au « wahou » et tout est fait parfaitement. Pour ce que j’en connais (c’est à dire pas grand chose tout de même), tout est propre, bien exécuté, gracieux quand il le faut, en pleine folie dans le personnage, c’est beau, plus beau que « wahou » justement, et c’est ça qui marche.

Côté écriture, c’est parfois vulgaire mais voulu et controlé, et compte tenu de la difficulté d’écrire 2 heures de spectacle, ils s’en sortent vraiment bien.

En un mot, j’ai été convaincu !

[PNPO] – Drive

novembre 4th, 2011

PNPO

  • Quoi: Drive
  • Où: Mk2 Nation
  • Quand: 27 Octobre 2011 à 20h
  • Mon opinion : « beaucoup aimé »

J’avais dans l’idée un film d’action un peu pour me vider la tête. C’est ce que la bande annonce pouvait laisser croire, les critiques un peu moins déjà apparemment. Au final, il y a de l’action, c’est vrai, et notamment la première scène, rapide, bien menée, un joli suspense. Mais on est très loin d’un « film d’action » en fait. C’est une succession de tableaux dont certains assez lents, tous avec une image très léchée, y compris les scènes de violence à la limite du gore, mais toujours rapide, toujours dans le côté esthétique.

Au final, j’en suis sorti avec un petit vertige, du contraste entre la brutalité des scènes et le calme avec lesquelles elles sont dépeintes, mais très content de ce que j’avais vu. C’est avant tout un film esthétique.

[PNPO] L’homme inutile ou la conspiration des sentiments

octobre 22nd, 2011

PNPO

  • Quoi: L’homme inutile ou la conspiration des sentiments de Iouri Olecha, mise en scène de Bernard Sobel
  • Où: La Colline
  • Quand: 22 Septembre 2011 à 20h30
  • Mon opinion : « pas trop aimé »

L. m’avait venté la Colline, j’y suis donc allé les yeux fermés.J’aurais d’ailleurs peut être dû les garder fermé, tel ce spectateur de fond de salle qui a ronflé une bonne demi-heure.

Le début commençait bien, l’affirmation d’un personnage qui se veut inutile, par défi ou par esprit de contradiction, par opposition en tout cas au savant à moitié fou, obsédé de résultat jusqu’à oublier l’humain qui est en lui.
Mais rapidement, les propos se simplifient, on tombe dans le cliché.
Puis le propos change, on se centre sur un autre personnage, frère du premier qui prend le parti pris opposé,  et revendique les valeurs de « l’ancien siècle », dans des diatribes assez confuses.
Entre les deux navigue le troisième personnage, une espèce de dissident un peu flou.
A partir du milieu de la pièce, tout ça part joyeusement en vrille, dans une confusion un peu totale, dont je découvre à l’instant qu’il s’agit en fait d’une farce burlesque.

A l’image de ce que j’arrive à en écrire, un mois après, cette pièce m’a laissé une impression de flou, de fouillis et surtout d’ennui (plus de 2h tout de même), malgré une bonne performance des acteurs.

Pour tout ça, je n’ai pas trop aimé.

PNPO: Roméo et Juliette

octobre 21st, 2011

PNPO

  • Quoi : Roméo et Juliette de William Shakespeare, mise en scène d’Olivier Py (Création)
  • Où : Odéon / Théâtre de l’Europe
  • Quand : Mercredi 19 Octobre 2011 à 20h
  • Mon opinion : « assez bien aimé »

Tout le monde connait plus ou moins l’histoire de Roméo et Juliette mais peu l’ont lu. J’ai moi même essayé et j’ai tenu une bonne dizaine de page.
Cependant, lorsqu’après trois minutes un des hommes de Capulet crie « on va leur péter la gueule à ces Montaigu » j’avais la réponse à l’une des mes question : « Olivier Py a-t-il changé le texte ? ».

Côté acteurs, c’est du bon, du très bon même. Je regrette un peu le côté très jeune, très formaté de Roméo (Matthieu Dessertine), qui nous sert une palette d’émotion très variée mais très « sortie de conservatoire ». Cela n’ôte rien  à la qualité de ce qu’il fait, mais le personnage manque un peu de profondeur. Qu’il passe la moitié de la pièce torse nu sous sa veste largement ouverte est absolument agréable, mais n’aura pas su me transporter.
Juliette (Camille Cobbi) … oh Juliette… sa voix grave et rauque est simplement formidable. Là, on a la profondeur, on a l’émotion.
Et tous les autres sont très bien aussi, vraiment, c’est assez incroyable.

Côté mise en scène, mes deux comparses L. et S. on adhéré à 100% je pense. Moi pas.
Je ne suis pas contre les fioritures, les adaptations, les changements, et j’ai trouvé la grand majorité d’entre eux vraiment très très bien. L’espace  scénique est remarquablement exploité, la présence d’un piano ne vient absolument pas entacher le texte, et la réécriture de certains passage les rends probablement plus compréhensibles, plus proches de nous, plus chargés en émotion qu’une traduction littérale en vers de bout en bout.
J’ai eu en revanche beaucoup de mal avec quelque passages horriblement vulgaires ou simplement décalés mais sans intérêt, du moins, aucun que je n’ai compris. Encore une fois, je ne suis pas contre par dogme, la vulgarité ne me choque pas en elle-même, les digressions peuvent être bienvenues, et sur une scène très forte entre Juliette et son père, scène répétée une deuxième fois sous une musique du piano qui couvrait les voix et amplifiait la folie, la réécriture moderne à la limite du pastiche a permis de nous rapprocher de la scène.
Mais quand Roméo et ses deux amis s’empoignent le paquet (oui oui) font deux minutes de blagues scabreuses, se touchent les fesse et miment le sexe, je ne comprends pas l’intérêt. Ni celui des manière vulgaires prêtées à deux ou trois reprises à la nourrisse. Ni celui des calembours du serviteur de Capulet.

Non vraiment, je n’ai rien contre tout cela lorsque j’en comprends le sens, l’intérêt. Mais trop souvent j’ai eu l’impression qu’Olivier Py avait juste voulu insérer ça là, et ceci ici, juste pour rire, comme ça. Et c’est ça qui m’a beaucoup dérangé.
Pas au point de finalement gâcher mon appreciation du reste, mais suffisamment pour que je n’adhère pas complètement et qu’au final, je dise juste que j’ai « assez bien aimé », malgré la multitude de qualité autres de la mise en scène, et des acteurs.

Encore une fois, ce n’est que mon avis.
En voici un autre, trouvé alors que je cherchais une photo à voler pour la mettre ici.

PNPO

octobre 21st, 2011

L’une des choses que je dis le plus c’est que j’ai une mémoire déplorable, et c’est vrai. J’ai lu des livres dont je n’ai plus la moindre idée de l’histoire ou des personnages, vu des films qui ne m’ont laissé aucun souvenir, eu des conversations qui ont sombré dans l’oubli, et je suis en général obligé de me faire des listes de choses à faire, ou à acheter, sans quoi je suis certain d’en oublier la moitié.

Cette année, avec L. et S. j’ai pris quelques abonnements dans des salles de danse et théâtre, histoire de mourir moins bête, ou en tout cas un peu plus cultivé.
Mais si c’est pour qu’il ne m’en reste rien, c’est assez inutile, alors voilà, Boulevard Bisounours étant de toute façon en friche, je vais occuper l’espace ici.

Disclaimer : je ne me prends nullement pour un critique, et mon point de vue sera celui du neophyte.  Je pense que l’art se doit d’être accessible, et expliqué lorsqu’il y en a besoin. J’accueille donc avec plaisir tout commentaire qui peut accompagner ce que j’ai vu/lu/écouté. Les impressions que je vais livrer ici seront les impressions après quelques jours tout au plus, assez fraiches et spontanées, c’est un parti pris.

J’ouvre donc la série des billets « PNPO » : Pour Ne Pas Oublier

ça c’est palace (ou alors juste Hotel)

juillet 26th, 2011

Ayant deserté le blog par manque de temps, de lecteurs, de célébrité et d’ébriété, je me retrouve au terme d’une journée chargée.

Non content d’avoir passé le week-end à laver, poncer et peindre un appartement qui, bien que répondant à toutes mes attentes, est bien cher pour ce qu’il est, et à réaliser que « monocouche » n’est qu’une vaste supercherie à laquelle je crois à chaque fois, persuadé que les techniques de peinture ont progressé entre temps, j’ai aussi récupéré mon chat, ladite « pépette » que j’ai confié aux soin de ma chère maman, et j’ai eu à peine le temps de lire mes mails en retard du travail (oui, des fois je travaille aussi) qu’il était déjà l’heure de partir pour CDG où le vol de 14h10 m’attendait.

Autre supercherie, ledit vol est parti à 18h05, la chatte avait entre temps déclaré une cystite (oui, les chattes ont des cystites, truc de ouf), et c’est relativement usé que je suis arrivé dans Istanbul où il fait 30°C et très humide. Ce n’est pas grave, l’hôtel est tout confort, je dispose d’une magnifique suite (upgrade sans raison) avec balcon et vue sur une ville qui baigne actuellement dans un nuage d’humidité mais aussi dans le noir (puisqu’il est 1h du matin), alors qu’à l’intérieur il règne une atmosphère frigorifiée de climatisation à l’américaineà 15°C, et qu’à 8h demain matin il faut que sois en route avec les collègues.

Si j’écris tout ça, c’est un peu pour me plaindre, parce que j’aime ça, et aussi parce que j’avais pensé à un calembour débile à placer, et que j’ai désormais oublié. Je vais donc me rendre à la fois à mon lit et à l’évidence et laisser ce blog tranquille pour ce soir.

Trouver [...] à son pied

juin 21st, 2011

C’est la bonne période, j’ai commencé à chercher sérieusement un nouvel [appartement/copain]. De toute façon, j’ai assez peu le choix puisqu’à la fin de l’été je serai [dehors/célibataire depui bien trop longtemps].

Pas facile vraiment, vaut-il mieux chercher dans les [quartiers/cercles] qu’on ne connait pas du tout, quitte à en découvrir les défaults et qualités plus tard ? Quand [celui d'] un ami se libère, est-ce vraiment une bonne idée, alors qu’on a connu tant de choses déjà ? Et qu’il ne faut pas croire que parce qu’il avait l’air sympa, c’est la même chose de vivre [dedans/avec], c’est un coup à découvrir des vices cachés et que ça ne marche pa du tout.

J’allais parler des visites, mais le parallèle s’arrête là, si je dis que j’ai aujourd’hui un garçon, non seulement ce serait faux, mais ça ne manquerait pas de susciter des pensées salaces que je ne saurais cautionner. J’ai en revanche visité un premier appartement, très joli, mais pas convaincu pour autant.

Et c’est là que le parallèle reprend, même lorsqu’on en a vu un bien, faut-il [déposer un dossier/tenter de sortir avec] ? Est-ce qu’on ne risque pas de passer à côté d’une meilleure occasion ? D’un [endroit/mec] plus [grand/intelligent] mieux [placé/foutu] ?

Pas facile, tout ça, pas facile de partir du Boulevard…

Les chaussures de Miró

mai 23rd, 2011
Une tête de Miró

Une tête de Miró

Vendredi en début de soirée, M. et moi sommes allés au Musée Maillol afin d’y voir l’exposition « Miró sculpteur » dont le nom chatouillait ma curiosité depuis un moment.

Comme pour chaque expo où je mets les pieds, je ne me suis pas spécialement renseigné sur l’artiste et son œuvre avant de venir, et si je connais vaguement quelques tableaux célèbres, je n’ai pas d’idée préconçue de ce que je vais trouver. J’attends en général d’une expo qu’elle soit suffisamment didactique pour que le visiteur comprenne ce qu’on lui montre. Et c’est pour moi un élément clé : trop de détails donnent trop de lecture, alors que si j’ai vraiment envie de tout connaître en détail, je prendrais l’audioguide. Mais être lâché en pâture au milieu de sculptures ou peintures, je n’ai jamais apprécié non plus. J’avais vu Magritte il y a quelques temps au même endroit, et j’avais été tout à fait satisfait du niveau d’explication.

Nous entrons donc, agréablement surpris par l’esthétique du garçon qui tient la caisse à l’entrée, ça fait toujours plaisir. Le dépliant accompagnant l’expo a l’air tout à fait classique, trois pages recto-verso avec du texte, aéré, tout ça s’annonce très bien. Nous déambulons donc au milieu de bronzes intitulés « femme », »oiseau », ou « personnage », ou toute combinaison des intitulés précités. C’est tout à fait conforme à ce que j’imaginais de sa peinture, c’est assez esthétique, beaucoup de travail sur la matière.

Comme cela se fait souvent, à l’entrée de chaque salle, sur un mur figure un texte, repris du dépliant. Cherchant à comprendre ce que je vois, je lis ces textes avec attention. Et là, c’est le drame :

Pour contrer la tyrannie du volume et retrouver le lyrisme spontané de la ligne vivante, le peintre grave ses sculptures pour y tracer ses propres lignes.

Personnellement, je n’y comprends rien, et je commence à me sentir un peu coupable ressentir la tyrannie du volume et ne pas comprendre le lyrisme spontané de la ligne vivante.
Sérieusement, c’est un vrai commentaire ça ? Voilà qui me rappelle une explication à Beaubourg à propos d’une œuvre figurant deux martiens en carton-pâte en train de copuler dans une chambre humaine des années soixante. Le texte commençait par « Dans son univers typiquement Dantesque » ….

Tyrannie ou pas, l’expo se parcours assez rapidement, et si j’ai trouvé tout cela très esthétique, j’avoue qu’il me manque une certaine compréhension. Pourquoi retrouve-t-on toujours des chaussures dans ses sculptures, tantôt symbolisant les yeux, parfois l’oiseau, parfois on ne sait pas trop ? Doit-on même chercher à comprendre ? L’auteur avait-il une idée particulière en tête ?
Il m’arrive en voyant des expositions contemporaines de croire que l’artiste, vexé de n’avoir pas su faire du figuratif en trois essais s’est acharné à en faire des centaines pour pouvoir dire que c’est exactement ce qu’il voulait faire … mais il parait que je n’y comprends rien à l’art :)

J’ai finalement conclus qu’il faudrait voir cet exposition deux fois : une fois le regard « vierge » de tout commentaire, de manière à ne pas avoir de préjugé et n’avoir pas l’attention attirée spécifiquement sur certains points, puis la re-parcourir avec un commentaire érudit.

Nous avons ensuite pu débrancher le cerveau complètement, filer chez moi où, rejoins par A. nous avons pris l’apéro, filer dans une terrasse maraisienne pour manger et boire d’avantage avant de finir la soirée au Tango et oublier cette histoire de chaussure-oiseau.