Aux mots « phobies »

mai 17th, 2011

C’est aujourd’hui la journée mondiale contre l’homophobie.

J’ai jusqu’à présent eu beaucoup de chance je pense, ne m’étant jamais fait agresser ou même rejeter parce que je suce des bites. C’est cru, mais il faut appeler un chat un chat une bite une bite. En effet, si j’en crois certains reportages, ce qui gêne les homophobes, c’est l’idée qu’un mec suce (ou plus si affinité) un autre. A la rigueur que deux mecs vivent ensemble, ça pourrait passer, mais qu’ils se touchent ? Beark !

Ouais, sauf que d’une part c’est pas du tout dégueulasse, c’est formidable (mais ça c’est un point de vue, ok ok), mais surtout, on ne leur demande pas de regarder, de chercher à savoir, où même d’imaginer. Si je me fais chier à fermer mes stores quand je dors pas seul (et je crois sincèrement que j’aurais fait pareil étant hétéro), c’est pas pour que des mecs qui n’aiment pas ce qu’ils imaginent qui se passe derrière eux (les stores, pas les mecs) viennent me frapper, ou m’insulter, ou whatever.

Côté taf, en Février dernier, au cour d’une soirée organisée par mon entreprise dans un bar au court d’un salon professionnel plutôt sérieux, j’ai fini littéralement affalé sur un canapé en train d’embrasser goulument un ex à moi qui se trouvait être invité, au milieu de mes clients et collègues. Bon ben ça, c’est fait. Et aucun soucis non plus. C’est l’avantage des boites high-tech, de la CSP+,  de la culture californienne, etc. (quand au sale type Anglais qui m’avait embêté légèrement à ce sujet, je n’en ai plus jamais entendu parler).

Et dans la rue, une fois je me suis fait insulter, et c’est tout.
Autant dire donc que je suis super chanceux.

Après, les petits désagréments quotidiens, les expressions toutes faites (« c’est pas un truc de PD », « je nage comme une tarlouze », etc.) j’avoue que je les vis assez bien, essentiellement parce que je sais que ce sont des expressions toutes faites, et aussi parce que ne subissant par ailleurs aucune pression, je peux m’en foutre. J’avais eu un débat sur ces expressions avec I., qui se pose vraiment en modèle sur le « chacun fait ce qu’il veut de sa vie, de ses fesses, et de tout le reste », et elle n’avais simplement jamais réalisé qu’un homo pouvait prendre pour lui ces phrases rentrées dans le vocabulaire social collectif.

Alors n’ayant à me plaindre d’aucune expérience désagréable ou presque, je voudrait juste protester contre le mot « homophobie » lui même qui peut désigner aussi bien les « casseurs de PD » que les gens qui ont peur des homonymes, de la lessive homo ou des espaces homomorphes. J’aimerais donc proposer qu’on les appelle simplement les gros cons. Bah oui, il faut appeler un chat un chat un con un con.

Dans les toilettes de l’Eurostar

avril 22nd, 2011

La propreté des lieux d’aisance n’est pas le sujet le plus glamour qui soit. C’est d’ailleurs un non-sujet et personne ne trouve vraiment important d’en débattre, jusqu’à ce qu’on soit soi-même confronté à une situation peu ragoutante.

Chez moi c’est très simple : ma colocataire I. son ami S. et moi avons opté pour la solution « tout le monde assis ».
Alors bien sûr, les ayatollahs de la virilités vont venir se moquer ou pire, me demander avec l’air inquiet de la compassion si je vis bien cette amputation vitale d’une capacité typiquement masculine et apparemment indispensable à bien des mâles. Alors d’une part, j’ai un certain nombres d’amis hétérosexuels (si si !) qui eux aussi pissent assis, et d’autre part je vous remercie, ma virilité va très bien (sauf quand je chante du Lady Gaga au tango, mais ça n’a pas vraiment de rapport).
Cette solution permet de plus de taper un SMS en même temps, mais aussi de rentre ivre mort sans risquer l’accident. C’est tout bénef, et mes toilettes sont toujours propres !

Dans les lieux publics, ou les lieux partagés comme au boulot, c’est une autre histoire, et on trouve souvent un petit mot incitant à la prudence, ou tout au moins à faire un minimum attention.

« Merci de laisser ces lieux dans l’état où vous les avez trouvés » : c’est faisable, mais parfois ce n’est pas suffisant.

« Merci de laisser ces lieux dans l’état où vous souhaiteriez les trouver » : oui, mais non ! J’aimerais les trouver propres, et il est hors de question que je nettoie moi-même.

Dans les stations services et les aéroports, il y a une liste émargement où le préposé à la propreté des lieux doit mettre son nom et signer chaque heure … ça nous fait une belle jambe qu’il s’appelle Michel et qu’il soit passé nettoyer les chiottes de chez Total à 15h28 si entre temps une armée de camionneurs malpropres est venu rectifier les lieux (ndlr: nous n’avons rien contre les camionneurs).

Dans le TGV on nous signale que les lieux sont nettoyés « régulièrement » … c’est rassurant, mais j’espère tout de même que ce n’est juste pas le 1er Janvier de chaque année (ce qui serait très régulier, vous en conviendrez).

Et finalement dans l’Eurostar, la notice en Français nous informe que « les toilettes sont nettoyées avant et après chaque voyage ». Et là, je me demande ce que peuvent bien faire les employés eurostar pendant que les trains sont vides pour qu’il y ait besoin de nettoyer avant et après chaque voyage …

Du vieux dans du neuf

avril 20th, 2011

Je sors du cinéma où Pina m’a tout simplement ébloui.

Mais ce n’est pas vraiment mon propos là tout de suite.

Je me disais simplement que dans les années 20, pour montrer une scène ancienne dans un film (probablement court et muet) on devait probablement montrer des chevaux ou je ne sais quoi qui faisait vieillot.

Dans les années 40, pour montrer un vieux film, on montrait un film muet, avec une image tout moche et plein de petites poussières.

Dans les années 70, on montrait un film en noir et blanc.

Et dans 10 ans, on montrera une scène en 2D…. nous allons bientôt être des vieux croûtons !

Tant de choses à faire

mars 21st, 2011

La chanson le dit : so many men, so little time !

Bon, ce n’est pas vraiment ça non plus, car on ne peut pas dire que ce soit le temps passé en galante compagnie qui me ruine mon emploi du temps non plus …

Ce que je constate en revanche c’est que quelle que soit la durée que je considère, je projette toujours de faire beaucoup plus de choses que ce que j’arrive au final à y caser.

- Une heure de train : je tente de voir un épisode d’une série, et lire … c’est complètement con, l’épisode va durer 50 minutes, le temps de m’installer, de regarder un peu le paysage, l’un des deux passe à la trappe. Et pourtant, à chaque fois, sur Paris-Lille, je compte bien réussir à faire les deux !

- Sept heures d’avion : c’est compliqué, on peut pas toujours tout faire, l’ordinateur doit être fermé à l’atterrissage tout ça, mais bon tout de même, un vol de 7h, ça devrait laisser le temps pour … lire une centaine de pages, regarder deux films, avancer pas mal sur un projet (le temps que la batterie de l’ordi se vide) … Et au final, le temps de manger un peu, regarder les gens (chose que j’adore faire en avion), me rendre compte que je suis trop fatigué pour me concentrer sur quoi que ce soit (comment ça j’ai fait mes bagages hier soir de 2h à 3h ? :) )

- Une journée de congés : j’en ai pris deux cette semaine. Pas moyen d’y caser un ciné, ni d’aller faire un tour à la MEP comme je le voulais. C’est tout juste si j’ai pu faire du shopping ( bon ok, j’ai largement pris le temps de faire mon shopping !), voir un ami, ranger un peu l’appart et avancer sur le projet perso…

- Cinq jours de vacances (à venir) : j’hésite entre ne me mettre aucun objectif, ni livre, ni projet perso, ni rien du tout, ou me dire que 5 jours seront assez pour refaire toute ma culture, littéraire, cinématographique, musicale, finir mon projet perso (peut être en parlerai-je un jour, je refais un site web dont j’ai la charge, et ya du boulot …), et passer tout ce temps là avec ma filleule préférée (et sa maman) avec qui je vais avoir le privilège de passer ces quelques jours.

Une fois du plus, une seule solution : la procrastination.

L’envers du décors

février 26th, 2011

Hier soir c’était les césars au théâtre du châtelet. C’est à dire que pour une fois dans l’année mon balcon me donne accès aux stars, si si !

Bien entendu, je suis bien incapable de reconnaître qui que ce soit, et c’est d’autant plus difficile qu’on voit tout le monde de dos, l’arrivée ayant visiblement été prévue pour le confort des VIP et non pour m’aménager une vue, scandale !

En gros, de mon appartement, on voit ça

Vue du balcon

Commence maintenant le jeu où vous devez m’aider à savoir qui est qui .
Ça commence par quelqu’un qui ne doit pas être trop connu vu le peu de flash que ça a sucsité

Quelqu'un arrive

Puis une femme

Une femme arrive

Puis deux hommes

Et deux hommes

Dans l’histoire je n’ai toujours idée de qui ça peut être… Simplement, les journalistes et autres semblent arriver par le côté alors que ces gens-ci débarquent directement du taxi ou de leur limousine…

À partir de là, d’avantage de flash, et une robe plus courte

Peut être quelqu'un de connu ?

Et puis un pantalon (vous noterez la pertinence des commentaires … j’ai bien fait de ne pas embrasser la carrière de journaliste people)

Un petit bonjour

Un petit salut de la foule alors que la robe blanche reste à l’écart

On salue

Coucou !

Vraiment, si vous savez qui c’est, ça m’arrange !

Et puis là débarquent les vraies stars je crois

Connue ?

Et puis d'autres

ça fait beaucoup de cheveux

Et je reste toujours incapable de savoir si c’est Catherine ou un travesti lui ressemblant légèrement … non, je n’ai pas la mémoire des visages :)

Pendant ce temps d’autres stars (ou pas ?) arrivent.

d'autres arrivent

Et donc, alors que dans tous les journaux vous avez probablement leurs têtes, je vous offre en exclusivité, l’envers du décors !

Un an à sourire

février 17th, 2011

C’était à Barcelone l’année dernière.

Arrivé bien en avance pour aider à monter le salon, j’allais rejoindre O. et S. qui étaient en ville à ce moment là pour dîner samedi. Nous commencions par un mojito, ou deux d’ailleurs, je ne sais plus bien, puis un repas, puis des mojitos à nouveaux, bref, on a passé une bonne soirée.

Je décidai de rentrer à pied à mon hôtel parce qu’après tout ce n’était pas si loin. Je me souviens précisément de cette période : j’étais en train de me faire débaucher et allais profiter du salon pour faire les entretiens chez D. tout en bossant toujours chez S. Et pourtant, pas de stress, pas trop quoi.

Je me souviens aussi précisément de ce raisonnement que j’ai fait : j’avais lu un livre quelques années auparavant nommé « body language » qui dans un de ses chapitres décrit l’expérience suivante : on montre un film horriblement triste à deux groupes test, l’un desquels a le visage figé pas des bouts de je ne sais quoi dans une position de sourire, et l’on découvre qu’ils sont bien moins sensibles que les autres, libres de leurs mouvements.

Aussi, je me suis dit que peut-être se forcer à sourire était un moyen d’être en général de meilleure humeur. Et j’essayai de suite. Le soir même sur mon chemin vers l’hôtel. A sourire comme un débile, oui oui. Au début bien sûr c’est simple, mais comme chacun sait un sourire forcé se repère tout de suite. Accessoirement, il m’en quasi impossible de le maintenir plus d’une heure. Si bien que la force de cette résolution c’est que rapidement il a fallu me mettre dans une disposition d’esprit qui me permettait de sourire. Relativiser, parce qu’en vrai, je n’ai vraiment pas à me plaindre du tout. Réfléchir : il y a souvent une solution. Profiter : à quoi bon se gâcher la vie pour des choses qui n’arriveront peut être pas.

Au bout d’un an, je dois admettre que pour moi, ça marche. Chaque jour n’est pas rose mais globalement, juste entre nous, tout va bien, et je pense avoir bien moins embêté mes amis avec mes futilités habituelles que les années précédentes. Je n’irai pas dire que « ça marche » mais en gros, pour moi, ça marche, et c’est déjà pas mal.

À qui le dites vous !

février 14th, 2011

De plus en plus de gens parlent seuls je trouve.
D’ailleurs je me le disais l’autre jour encore.

Bien sûr avant de catégoriser quelqu’un dans les fous soliloques je vérifie tout de même qu’il n’a pas un casque  ou un oreillette ou un truc du genre. Mais non vraiment, il y en a partout. L’autre fois dans l’Eurostar, et en première pourtant (ce qui ne change rien à l’affaire mais c’était juste pour dire que je prends l’Eurostar en première) un type d’un cinquantaine d’année avec un calepin orné d’un signe maçonnique (enfin je crois, un compas et une règle, ou alors un œil je ne sais plus trop, je n’ai jamais eu la mémoire des visages); il regardait dans le vide et parlait de temps à autre à un siège vide (d’ailleurs, dire qu’il parle seul alors qu’il parle à un siège vide est peut-être le talon d’Achille de tout mon exposé).

Je ne peux m’empêcher de penser qu’il le faisait pour qu’on lui demande ce qu’il disait … c’est peut-être faux mais je n’arrive pas à me défaire de cette idée.

Au lycée un de mes amis avait un temps pété un câble et nous reprochait des trucs en parlant tout seul, mais le marmonnant dans sa barbe, et il fallait qu’on lui demande ce qu’il disait pour qu’il nous gueule dessus et qu’on sache de quoi on allait être accusés.
Depuis, je me garde bien de demander quoi que ce soit à ces gens, et je les ignore magnifiquement en espérant que ça les agace beaucoup.

Il n’empêche qu’entre nous, je me demande toujours ce qu’ils racontent :)

À force de le dire …

décembre 31st, 2010

Ça fait bien trois ans de suite qu’avec quelques amis on dit « de toute façon ça pourra pas être pire » en parlant de l’année précédente.

En 2006, je quitte un garçon que j’aimais bien tout de même mais m’en rends compte un peu tard … je finis déprimé chez O. avec un cheescake raté, passablement saoul, et je proclame bien fort « 2007 ça pourra pas être pire »
En 2007, un Américain me brise le coeur et j’annonce chez L. en Suisse, que « 2008 ne pourra pas être pire »
En 2008, …. hmm, 2008 ? ah, je crois bien que vraiment rien ne s’est passé en 2008 (hmmm, c’est là que je vais vexer des gens je pense) …. et dans un chalet en Suisse chez L. (un autre :) )j’annonce que « 2009 ne pourra pas être pire ».
En 2009, je rate ma relation avec le garçon dont je me suis senti le plus proche de toute ma courte vie, tout en passant à côté d’autre chose, problèmes de santé dans ma famille … j’annonce bien fort dans une maison bretonne chez N. que « 2010, ça pourra pas être pire »
En 2010, je m’ennuie déjà dans mon nouveau boulot, je me fais larguer par un jeunot au bout d’une semaine, et ça constitue le truc le plus sérieux de toute l’année … je me prépare à annoncer chez L. à nouveau (le second mais en compagnie du premier, j’espère que tout le monde suit) que de toute façon, 2011 ça pourra pas être pire …

Deux conclusions s’imposent :

  • j’ai une fâcheuse tendance à squatter pour le nouvel an
  • A force de le dire, ça va finir par être vrai

Alors je vous le dis : bonne et heureuse année 2011, et dites-vous bien que 2011, ça va être vraiment de la balle … En tout cas, ça pourra pas être pire !

Et à la fin manquait une chapka

décembre 21st, 2010

Loin de moi l’idée de vouloir tomber dans les clichés mais l’opéra n’est pas exactement le lieu de sortie le plus hétérosexuel qui soit. Et même en cette période de vacances scolaires et de grand-parents qui sortent les mouflets petit-enfants, on y a vu ce soir, attendant leurs amis, leur amant ou que sais-je, des hommes jeunes et fort mignons en train de braver le froid. J’en étais (au moins en ce qui concerne le froid), ainsi qu’un garçon dans les 25-30 ans, faisant les cent pas, protégé qu’il était sous sa chapka. Et d’échanger quelques sourires avec moi, alors que j’attendais qu’A. arrive, lui qui a la curieuse qualité d’être à l’heure et pas en avance.

Sur ces entrefaites, la pièce commence, des pas de deux, des pas de trois, des pas de un mais ça ne s’appelle probablement pas comme ça. Bref, beaucoup de pas, et si je ne suis pas critique, j’ai tout de même trouvé ça plutôt très bien. Sans comparaison avec le dernier ballet que j’avais vu à Garnier où deux danseuses du corps s’étaient simplement rentrées dedans… si si !

A l’entracte, commence la loose ultime. D’une part le bar de l’Opéra n’accepte pas la carte bleue ! Et A. et moi de nous retrouver comme deux ronds de flan. J’ai tout de même fusillé le serveur du regard en lui disant très dignement : « soit ! nous resterons donc sobres ». Je doute qu’il ait réalisé à quel point ça claque comme réplique.
De plus, inpossible retrouver Monsieur Chapka. Mon légendaire sens de la physionomie ne m’aida pas, mais je pense pouvoir dire qu’on ne l’a effectivement pas croisé. En tout cas, moi, je ne l’ai pas vu.

Et puis arrive la deuxième partie. Et encore une fois je ne suis pas un critique, mais bon, ce premier violon a tout de même grincé beaucoup sur ce pas de deux accompagné de juste ce violon et d’une harpe. Et s’ils croient que le demi-couac du flûtiste vers la fin ne s’est pas entendu, c’est qu’ils comptaient un peu trop sur les bavardages du public (oui, je hais les vacances scolaires :) ).

Au final, c’était tout de même très très bien en ce qui concerne la danse. Et la seule déception c’est de n’avoir pas revu cette chapka.

Précision finale : c’était à Bastille, et c’était le Lac de Cygnes :)

Que dis-je, c’est un cap ?

décembre 6th, 2010

J’ai donc rejoint une partie de mes amis dans l’age qu’on n’ose nommer : ceux qui ont éternellement 25 ans. De manière surprenante, moi qui voue un culte sans fin à la jeunesse, qui rêve d’avoir des Antinoüs à mes côtés et qui fait encore les sorties de fac, je vois la trentaine comme quelque chose de fort positif.

Côté célébration, déjà, ça s’est plutôt bien passé

En famille + ma(es) coloc(s) : ça, c’est fait, et  au passage, c’est joli parfois le Nord, regardez

La Plage d'Hardelôt

Avec les collègues : pas trop eu le choix, je me suis tapé l’affiche au court d’une soirée de Noël … je plante le décors : 50 Allemands de la boite sœur et quelques Anglais de la boite mère pour un repas de Noël dans un ancien bordel (mais désormais et très beau bâtiment avec une cheminées grande comme trois fois moi) reconverti en lieu de réception. Le boss de l’équipe qui remonte sur l’estrade après son petit discours d’autosatisfecit pour signaler un anniversaire … ça c’est fait.
D’ailleurs au passage, le boss anglais lourd au point de vouloir me caser avec sa secrétaire pour finir par me demander si j’aime les garçons, c’est fait aussi. Mon premier acte militant au boulot ! Heureusement, je suis allé me réfugier dans le feu après ça

N'ayant pas de photos de jeunes éphèbes, j'ai mis un feu de cheminée, c'est presque pareil !

Avec la(es) coloc(s) : reveil à 8h du matin avec un grooooos paquet cadeau, trop gentil, et tombé pil poil dans la geekerie ultime !

Avec les amis : certains n’ont pas pu venir (mais j’ai eu du courrier !), mais nous avons quand même descendu 5 jarres de Caïpirovska. Une liste des « ça c’est fait » longue comme le bras et une checklist de la soirée d’anniv parfaite comprenant : commencer au Champagne avec un ami, arriver presque bourré au bar, servir des verres, commander plus de jarres, et puis encore une dernière, oh pis une dernière aussi, se demander où on va après, se faire jeter à l’entrée du tango parce qu’on est un groupe, récupérer un mec qui s’est fait jeter parce qu’il n’était pas assez nombreux, échouer au Raidd, trouver ça pas terrible mais apprécier le côté loooosesque de tout ça, se coucher saoul, se lever pâteux et se promettre qu’on ne boira plus jamais et tenir … jusqu’à l’après midi même.

Et là, je n’ai pas de photo à mettre parce que j’ai passé mon temps à profiter à fond, ce qui est bon signe !

Alors avec toutes ces douceurs, le cap de la trentaine, c’est un peu trop facile. Alors pour célébrer ça, je dois maintenant trouver comment je ferme l’autre blog, tout en important une partie ici, et comment je mets mes photos en ligne sans utiliser Facebook ou Flickr parce que je préfère réinventer la roue. Sans compter le projet de rénovation d’un site web associatif, la création d’un ou deux autres à titre perso, trouver l’homme et le boulot de ma vie, etc…. sans compter prendre le temps de lire, écrire, aller au ciné, théatre, musée, opéra, voyager, et profiter beaucoup de mes amis. Je crois que je viens de remplir les dix prochaines années là !