Etre <quoi> avant tout ?
Vendredi, septembre 17th, 2010C’est une question que beaucoup de Gay se posent je crois. Est-on avant tout gay ? Est-ce une orientation, ou réellement une identité en ce sens qu’elle nous définit ?
Lorsque j’eus accepté une fois pour toute que j’allais aimer les garçons et que je n’y pouvais rien, la question s’est posée toute seule, et il me paraissait à peu près clair que ce n’était qu’une facette de ma personnalité, définie par tellement plus de choses. Et pourtant, au fil des années j’ai pris quelques manières, pas trop mais quelques une tout de même, et j’ai eu de plus en plus d’amis gay, comme s’il y avait certaines choses que je ne pouvais partager qu’avec eux. Ce qui est finalement le cas, à l’exception de quelques amis de toujours avec qui je partage tout, et ça, ça n’est pas près de changer.
Ce qui me fait poser la question ici, c’est une soirée professionnelle, l’une des dix que je viens d’enchaîner pour cause de salons spécialisés. Bonne ambiance générale, l’une de mes collègue est elle-même ouvertement homo, et ça ne gène absolument personne, j’en suis absolument convaincu. Mais quand après quelques verres, trois collègues nous rejoignent (nous sommes une trentaines de deux boites sur un bateau) au son de « salut les PDs », ben ça me fait tiquer. Au même titre qu’il faut systématiquement donner le change avec les clients aux remarques plus ou moins machistes sur les assistantes, les serveuses, les commerciales, … tout ce qui porte une jupe et sur lesquelles bien des hommes ont du mal à ne pas baver avec des commentaires plus ou moins salaces.
Je ne dis pas que les hétéros sont tous des machos à tendance bof-salace, mais il faudra reconnaître tout de même qu’en groupe, ça dégénère souvent assez vite, spécialement dans les sorties de boulot, je ne sais pas trop pourquoi. De la même manière qu’à partir de trois on est une bande de cons. Et également comme à dix homos on est rapidement un groupe de pétasses chantant Kylie, j’en suis tout à fait conscient.
Bref, pour moi cette question reste en suspens. À certains moments je me sens en décalage et je réalise que je ne suis pas exactement comme ces collègues. À d’autres, je suis exaspéré par les gays parisiens, j’aspire à la campagne, la simplicité, et … un mari à la ferme
Et je partage certainement l’interrogation de ma réelle identité avec tous ceux qui, homos, hétéros, whatever, se posent trop de questions !
Des déplacements
Dimanche, septembre 12th, 2010Je pense bien que j’en ai déjà parlé, mais honnêtement je ne m’en souviens plus. Et puis le risque de faire peur à mes trois lecteurs ne va pas trop m’effrayer.
Mon première salon professionnel, c’était l’IBC 2004. Ou alors 2003. Mais en tout cas c’était il y a longtemps.
Depuis, j’en suis à mon troisième employeur, et me voilà à nouveau à l’IBC, mon 5ème ou moon 6ème, je n’arrive même plus vraiment à m’en souvenir, et j’ai vu plein de manières de vivre un salon.
Avec ma première boite, on ne sortait pas trop : resto, marcher un peu dans la ville et zou au dodo. Résultat, en quelques années j’ai pu connaître un peu Amsterdam, et chaque soir nous étions tout de même crevés du salon.
Puis avec la boite suivante, les cocktails professionnels, travailler le réseau, boire, mais pas trop (enfin ça dépend, parce que le dernier jour du 3GSM de je ne sais plus quelle année, j’étais quand même tout bleu). Résultat : professionnellement, d’avantage de contacts, et à la fin, crevé.
Et maintenant, on ajoute à ça les sorties entre collègues, pour les soirs où il n’y a pas de cocktails pro. ou alors après les cocktails. Résultats : positifs sur tout, et à la fin crevé.
Au final, on n’y échappe pas, je n’ai pas vraiment de temps pour faire mes sorties dans mon coin et explorer les sex-clubs d’Amsterdam, et quoi qu’il arrive, je serai crevé à la fin
Petite Annonce
Dimanche, août 22nd, 2010Si tu portais hier après midi au magasin/café/boutique « Merci » un T-Shirt bleu, que t parlais en Allemand à celui qui je l’espère n’étais pas ton mec, et qu’on s’est effectivement regardé assez longtemps, tu pourrais bien être le dernier mec à qui je n’ose pas aller laisser mon numéro de téléphone.
Oui, là, pour le coup … un peu marre
Être à l'Ouest
Dimanche, juillet 25th, 2010Aller au bureau chaque jour par le même trajet entraîne inévitablement l’apparition de petites habitudes. Et bien que m’étant juré que je ne deviendrai jamais comme ça, je connais fort bien les emplacement des sorties des stations de métro, et je sais donc où me positionner dans la rame. Mais pire encore, je sais aussi que l’avant du métro sera blindé le matin … pour une raison que j’ignore, et l’arrière au retour le soir. À peu de choses près on dirait la ménagère qui appelle sa voisine pour lui dire que le facteur à trois minutes de retard par rapport à d’habitude, probablement qu’il a eu le feu rouge …. la vieillesse arrive à grand pas les amis !
Bref, je monte en général là où il n’y a pas trop de monde, ce qui veut dire en queue de train le matin, et en tête le soir, pour m’asseoir et pouvoir lire un peu. Et je dois ici vous faire part d’une découverte : alors que je vois tout l’avant du train passer devant moi au ralenti, je constate systématiquement ceci : les jolis garçons sont précisément là où moi je ne suis pas. Coïncidence ? Je ne crois pas ! Il y a une raison à cela je pense : les jolis garçons sont à l’Ouest du métro, à l’avant à l’aller, à l’arrière au retour.
C’est la seule explication .
Et le premier qui dit que les jolis garçons sont simplement où je ne suis pas aura affaire à moi.
On est bien chez toi, il est bon ton café
Lundi, juillet 12th, 2010Je ne suis pas fan des grandes enseignes. On m’a même beaucoup charrié à ce sujet. Mon attachement aux petits commerce m’a valu un certain nombre de « Maréchal, nous voilà ! », sans compter que j’ai fini par devoir lire la page wikipédia sur le poujadisme pour bien comprendre de quoi on m’accusait. Au final, j’ai fini par faire reconnaître que préférer le marché bio plutôt que E.Leclerc c’était aussi le combat des altermondialistes, et l’on a arrêté de me taxer de tout à tort.
Depuis, je commande sans scrupule chez Auchan Direct (tchh tchh pas de marque) et découvre qu’avec une carte bleue pour les riches, on peut payer la location de voiture beaucoup moins cher. Si on ne prête qu’au riche, on ne fait raquer que les pauvres !
Bref, je ne suis pas fan des grandes enseignes. Et pourtant ce matin, en rentrant dans le Starbucks ( car j’ai établi la tradition qui me donne le droit, le lundi matin, de passer me prendre un grand latte chez Starbucks), j’ai vu ces fauteuils pourtant tous identiques d’une boutique à l’autre, j’ai entendu cette musique, j’ai vu ces gens qui discutaient en famille, entre amis, ce mec très mignon qui bouquinait, j’ai entendu cette musique douce mais pas complétement insipide et l’espace d’un instant, j’ai voulu m’asseoir.

J’ai surtout voulu des dimanche après-midi chez moi dans cette ambiance jazzy, à parler de tout et de rien, pas vraiment organisées, des moments d’incrusts à l’improviste, des amis qui vont et qui viennent, un peu comme l’auberge espagnole. J’ai voulu aussi le petit mec qui bouquinait histoire que quand tout le monde repart finalement, lui reste dans le canapé. Pour le mec, apparemment, c’est pas encore trop possible, mais pour tout le reste il y a les amis, et j’ai passé un dimanche qui n’est pas loin de ressembler à cet instantané de Starbucks, sauf que les fondants au chocolat, c’est moi qui les ai faits !
Quand il faut …
Lundi, juin 21st, 2010Après avoir fait des années de résistances, je pose la question : peut-on vraiment encore à l’heure actuelle ne pas s’intéresser au moins un peu au foot ?
Je me souviens il y a quatre ans, M. et moi avions profité des soirs de match de l’équipe de France pour faire une nocturne au Louvre, et une autre soirée le tour complet du Batobus … il y avait tellement peu de monde qu’on s’était fait tout plein de bisous au fond du bateau, trop mignons qu’on était !
Mais ça, c’était avant que des joueurs se mettent en grève pour cause de défaites contre d’autres équipes plus performantes, ce qui n’est pas sans rappeler la situation dans certaines entreprise publiques en fin de monopole mais je ne voudrais pas faire trop de comparaisons et me faire traiter de réactionnaire.
Je le demandais donc :
peut-on décemment ne pas s’intéresser au football ?
Et bien OUI ! Absolument, je n’en ai toujours absolument rien à faire. C’est complétement fou, j’ai beau tenter d’avoir une opinion, rien ne vient. Et qu’on me demande : « mais ça ne te fait rien qu’on ne soit pas qualifié ? » ! Je n’ai jamais été qualifié de toute façon (enfin si, une fois ou deux on m’a qualifié d’abruti mais je ne sais pas si ça compte). Il s’agit d’une équipe payée pour jouer au nom d’un pays, il ne s’agit pas du pays. Qu’ils gagnent, qu’ils perdent, ça les regarde, ça regarde les fans, ça regarde les amateurs, mais ça ne regarde pas « la France »…
Alors oui, pour le prochain match, je ferais exactement comme n’importe quel autre soir, je laisserai ces gens vivre leur vie de stars sportives en leur souhaitant de réussir, comme à chacun, et j’irai vivre la mienne. Et si des amis se passionnent, regardent, vibrent, et supportent, je trouve ça très bien aussi, le principal c’est de s’amuser non ?
C'est la saison
Mercredi, juin 16th, 2010Mai et Juin sont une espèce de regroupement des anniversaires. Il y a M., M. (une autre), M. (un autre), G., F., J., FX., JL., et tout ceux que j’oublie.
C’est l’occasion de faire beaucoup la fête bien sûr ! C’est aussi l’occasion de constater que lorsque le serveur lui-même prévient que le punch « arrache sa mère », on a tous une sacrée gueule de bois au brunch du lendemain.
Alors, quand je reçois au milieu de tout ça quelques cadeaux d’anniversaire qui m’attendaient chez des amis, je bénis les étourdis (dont je fait partie) et je suis bien content !!! Je vais pourvoir faire des mini madeleines, des verrines, des fondants, des mini cakes … Ya du brunch en perspective cet été ! Merciiiiiiiii M. et A. !!!!
Je n'aurais pas le temps ….
Mercredi, avril 7th, 2010… pas le temps…
Non, je ne suis pas devenu fan de Michel Fugain, je fais juste un constat. Et encore, c’est mal formulé « je n’aurais pas le temps » . Quand j’étais adolescent, jeune pur et innocent, mon père n’arrêtait pas de me dire qu’on n’a jamais le temps, mais qu’on le prend. J’avais déjà à l’époque horreur des phrases toutes faites, et celle là marque un bon 90 au phrase-toute-faite-o-mètre.
Bref, je n’admettrai pas qu’il a raison (question de fierté), mais je crois que je comprends. Par exemple, j’avais pris des vacances et j’ai découvert à mes dépend qu’il est possible d’avoir plein de bonnes intentions et de n’en concrétiser aucune : pas une séance de ciné, pas une expo, rien ! La vérité est que je ne sais absolument pas ce que j’ai fait de mes vacances, à part un week-end fort réussi à Lille avec I. et S.
Depuis, j’ai clairement fait le choix de prendre le temps pour voir les amis, passer des bonnes soirées, faire du sport et, il le faut bien, travailler. Tout cela me ravit au plus haut point, j’ai passé un week-end formidable chez M. et Y. à côté de Rennes, j’ai vu une pièce au théatre avec Marina Fois (tiens, il faudra que j’en parle), le tout en me couchant assez tôt parce que le sommeil c’est vachement bien. Mais un léger détail me rappelle qu’on n’a jamais assez de temps pour tout faire, sous la forme d’un énorme tas de linge sale au milieu de ma chambre, et une liste de deux-trois tâches domestiques que j’ai promis à I. d’accomplir.
En commençant ce billet j’avais une idée bien précise de là où je pensais arriver, et là j’ai oublié … enfin, tout ça pour dire que je ne sais pas comment je vais avoir prendre le temps de me socialiser et trouver rencontrer l’homme de ma vie, mais qu’en attendant c’est quand même super cool d’avoir plein de trucs à faire et plein de gens à voir !
(Et l’on remarque que du coup, ceci n’est même pas un billet pour se plaindre, bien au contraire ).
Des vacances (warp zone et autre pub)
Mardi, mars 23rd, 2010L’adage veut que lorsqu’on a bien travaillé l’on puisse prendre des vacances bien méritées. Alors forcément, afin d’avoir la conscience tranquille, une fois qu’on a posé des vacances pour dans quelques semaines, on travaille beaucoup beaucoup histoire de se dire qu’on les a méritées.
Au final, les quatre dernières semaines furent vraiment éprouvante, et tout spécialement la dernière, entre plusieurs projets vraiment hyper chauds et d’autres truc donc je parlerai peut-être plus tard. Et la conséquence directe, c’est que sur toute la semaine dernière, j’ai repoussé plein de trucs super utiles comme « faire la vaisselle », »faire la lessive », »ranger un peu le foutoir de (papiers + linge + bordel + autres trucs) » à … ma semaine de vacances, selon le raisonnement bien connu appelé « je ferai ça pendant les vacances ».
Me voilà donc avec une semaine (déjà moins un jour) pendant laquelle, en plus du tout venant que je n’ai pas fait la semaine dernière, j’aimerais bien voir des expos (Munch et Toroop), rattraper un partie de mon retard au ciné ( Mr Fox, Shutter Island, Ghostwriter, l’arnacoeur, au moins), faire un peu de cuisine, passer un peu de temps dehors, refaire un peu de photo, de piano, lire, me reposer, nager, et glander à la maison.
Pour l’instant, je gère surtout le dernier ! et je me demande bien où est passé la sensation que j’allais avoir plein de temps ( ça c’est pour « WarpZone ») ainsi que l’énergie nécessaire à se lever du canapé.
Au milieu de tout ça, j’ai pris le temps ces dernières semaines, au lieu de me reposer et de me socialiser, de faire un outil en ligne qui ne servira absolument à rien ni personne : il permet d’importer la photo de profil Facebook de vos amis vers leur fiche sur Google Contact (pour les utilisateurs de Gmail donc). En fait ça peut être utile aux utilisateurs de téléphone Android 1.5 et 1.6 qui ne sont pas HTC ou motorola (ça doit faire deux modèles : Samsung Galaxy et Samsung Spica). Ah, et le nom : Photo + Facebook + Google = phaceboogle (ça c’était pour « pub »).
Des voyages professionnels
Mardi, février 23rd, 2010La semaine dernière, j’étais comme tous les ans au Mobile World Congress (MWC, qui s’appelait avant 3GSM), à Barcelone (alors qu’il y a 6 ans c’était à Cannes, le festival, toute cette pression).
Je suis rentré jeudi dernier, absolument explosé comme tous les ans.
C’est toujours assez frustrant de parler de voyages professionnels à ses amis, parce que tout le monde s’imagine que c’est génial de voyager pour le boulot.
Pourtant, ça veut dire dans le cas précis du MWC quatre jours à être soit en réunion soit debout sur un stand, devoir être alerte en permanence, percuter vite, réussir à « vendre » sa boite, se poser entre cinq et dix minute à l’hôtel, repartir pour une, deux, ou trois soirées organisées par des partenaires.
Ces soirées sont super cool bien sûr, parce qu’il y a open bar, de la musique, et que je m’entends super bien avec ma chef et mon collègue V. Mais tout de même, ça veut dire de toute façon qu’on va croiser des concurrents, ou partenaires, ou clients, ou fournisseurs… dans tous les cas, interdiction de se lâcher complètement, il faut rester pro tout le temps, tout en essayant de s’amuser un peu, rentrer à 2 ou 3 heures et se lever à 7h à nouveau.
Je raconte ça à chaque fois, et du coup ça a l’air horrible. Alors que non, c’est tout de même hyper intéressant, excitant, amusant, j’adore ces salons !
Tout ça pour dire que je sais pas si au final je dois plutôt montrer que je me suis amusé comme un fou et passer à tort pour un glandeur, ou faire semblant que c’était une semaine horrible et passer à tort pour un martyr.
Et puis en plus, étant arrivé dès les samedi soir pour monter le stand et préparer les démos et la salle de réunion, j’ai pu voir O. et S. samedi, et boire des Mojitos servis dans des verres de 50cl, c’était assez drole









