Archive for avril, 2010

Antitweet

mardi, avril 27th, 2010

Je suis massivement réactionnaire : je n’aime pas tweeter. J’ai développé toute une théorie sur la manière dont la limitation à 160 140  caractères allait nécessaire créer une ontologie ad hoc, nécessairement moins bien faite que si elle avait été conçue, si toutefois elle était unique. Tout ça pose de sérieux problèmes sémantiques. C’est plein de jolis mots, j’avais espoir que ça en jette un peu !

La vraie raison, c’est qu’il me faut en général plusieurs jours pour me motiver à parler d’un truc alors que les gens qui tweetent le font en dix secondes sur le iPhone (ou autre), et que je me fais griller à chaque fois !

Par exemple, je suis sûr que G. avec qui j’étais au concert de Mika hier a déjà tout raconté ! Le public très … « grand public », les deux bofs qui essayent de griller tout la file sans y connaître personne (ben oui, si tu connais quelqu’un c’est pas vraiment griller, c’est le jeu ma pauvre Lucette,) alors que pour une fois, c’était bien organisé et un poil surveillé même, sisi ! Les gamins de 4 ans avec leurs parents … pour voir Mika à Bercy, normal … les mains levées à l’unisson en forme de cœur sur Happy Ending que même pour moi c’était trop mièvre (alors que j’adore cette chanson)…

Et puis surtout, entre les deux parties, le type qui me tape sur l’épaule et qui me dit « Excusez-moi vous êtes grand, avant que vous bougiez je voyais bien » …. ben ouais, c’est beau de rêver 🙂 G. a été bien urbain de demander en criant si tous les gens devant pouvaient se baisser … le type ne savait plus où se mettre !!

Bon, bref, c’était juste pour dire que j’étais au concert de Mika en fait… et que je me suis explosé la main en essayant d’ouvrir la canette de coca spéciale collector qu’ils distribuaient à la sortie … j’aurais mieux fait de pas avoir soif et d’être collectionneur, ça m’aurait fait deux raisons de garder mon doigt entier.

Je hais les couples …. (billet où les lecteurs peuvent participer)

mardi, avril 13th, 2010

… qui vont au cinéma pour se rouler des patins.

Je sors à l’instant d’Alice où en plus d’un chat qui sourit (ce qui fait un super jeu de mot en Français alors qu’en VO ça rend rien) et qui disparaît, et deux trois autres trucs rigolos, j’ai vu mon voisin de gauche disparaître peu à peu dans sa voisine de gauche.

Si ce n’était pas sa copine au début de la séance, je dis chapeau ! Et j’aimerais prendre quelques cours, parce que la dernière fois que j’ai eu un mec mignon au cinéma, la seule chose que j’ai pu faire c’est espéré qu’il soit pas mignon que ça histoire de ne pas rentrer trop frustré … coup de chance ça a marché, de face, il était nettement moins bien que de profil.

Si en revanche ça l’était, et les indices sont probants (elle l’attendait, il se sont emballés immédiatement, etc…), je demande juste qu’on m’explique à quoi sert de copuler dans une salle de cinéma alors qu’un canapé, une baignoire, un lit, ou n’importe quel lieu exotique mais où je ne me trouve pas aurait été tout aussi bien ! Non mais sérieusement !

Et je ne dis pas ça parce que je suis totalement frustré certes je dis ça parce que je suis totalement frustré.
Et je ne dis pas ça parce que ça fait bien je dis tout à fait ça parce que ça fait bien longtemps que je ne suis pas allé au cinéma en couple.
Mais tout de même, tous mes amis « couplés » ( « copulés » ça ne sonnait pas bien ) savent se tenir, alors je vous le demande, que proposez vous comme solution aux soupes de langues interminable dans les salles de cinéma ( parce que oui, j’accepte les petits bisous en cachette, c’est rigolo et ça ne gêne personne).

Et c’est là que vous participez, des idées des trucs à dire/faire/faire dire/faire faire/etc… ?

Je n'aurais pas le temps ….

mercredi, avril 7th, 2010

… pas le temps…

Non, je ne suis pas devenu fan de Michel Fugain, je fais juste un constat. Et encore, c’est mal formulé « je n’aurais pas le temps » . Quand j’étais adolescent, jeune pur et innocent, mon père n’arrêtait pas de me dire qu’on n’a jamais le temps, mais qu’on le prend. J’avais déjà à l’époque horreur des phrases toutes faites, et celle là marque un bon 90 au phrase-toute-faite-o-mètre.  

Bref, je n’admettrai pas qu’il a raison (question de fierté), mais je crois que je comprends. Par exemple, j’avais pris des vacances et j’ai découvert à mes dépend qu’il est possible d’avoir plein de bonnes intentions et de n’en concrétiser aucune : pas une séance de ciné, pas une expo, rien ! La vérité est que je ne sais absolument pas ce que j’ai fait de mes vacances, à part un week-end fort réussi à Lille avec I. et S. 

Depuis, j’ai clairement fait le choix de prendre le temps pour voir les amis, passer des bonnes soirées, faire du sport et, il le faut bien, travailler. Tout cela me ravit au plus haut point, j’ai passé un week-end formidable chez M. et Y. à côté de Rennes, j’ai vu une pièce au théatre avec Marina Fois (tiens, il faudra que j’en parle), le tout en me couchant assez tôt parce que le sommeil c’est vachement bien. Mais un léger détail me rappelle qu’on n’a jamais assez de temps pour tout faire, sous la forme d’un énorme tas de linge sale au milieu de ma chambre, et une liste de deux-trois tâches domestiques que j’ai promis à I. d’accomplir.

En commençant ce billet j’avais une idée bien précise de là où je pensais arriver, et là j’ai oublié … enfin, tout ça pour dire que je ne sais pas comment je vais avoir prendre le temps de me socialiser et trouver rencontrer l’homme de ma vie, mais qu’en attendant c’est quand même super cool d’avoir plein de trucs à faire et plein de gens à voir !

(Et l’on remarque que du coup, ceci n’est même pas un billet pour se plaindre, bien au contraire ).